Les Ponts

La passerelle Saint-Vincent de Lyon

Des ponts en bois à la passerelle Saint-Vincent bien connue !

Au cours de vos promenades sur les bords de Saône, vous avez sans aucun doute déjà remarqué une passerelle rouge foncée particulière, suspendue par des câbles à des piliers en pierre. Il s’agit de la passerelle Saint-Vincent, reliant le quai Saint-Vincent au quai Pierre-Scize…

Située en plein cœur de Lyon, dans le 1er arrondissement, elle a été placée sur un coude de la Saône (où la rivière est la plus étroite, environ 75  mètres), ce qui permet aux piétons de passer rapidement du Vieux-Lyon et du quartier Saint-Paul au quartier Saint-Vincent. Elle est ainsi nommée car elle donne sur le quartier, le quai, la place et l’église Saint-Vincent.

Architecture

Peinte d’une couleur rouge tirant sur le violet, la passerelle est suspendue par des câbles à des piliers en pierre. Elle ne dispose en effet pas de piles, son ancrage se faisant directement sur les berges de la Saône. La passerelle Saint-Vincent est longue de 76,50 mètres  et large de 2,80 mètres. Sa structure légère entraîne un petit mouvement sous le vent et sous les pas des passants.

La mise en lumière actuelle du pont a été mise en service 2011. Le système d’éclairage, de couleur blanche, est placé sous la main courante du pont.

L’étroitesse de la Saône à l’emplacement du pont propose des avantages mais aussi des inconvénients. En effet, le courant y est plus fort, la rivière très profonde et pourvue d’une importante couche de vase. Ces facteurs entraîneront l’écroulement ou le délabrement rapide des trois ponts en bois construits antérieurement et à l’emplacement actuel de la Passerelle, à partir du 17e siècle.

Histoire

Si on trouve trace d’un pont à l’époque romaine, c’est en 1637 qu’est construit un  pont de bois à péage par l’ingénieur Jean Christophe Marie. Celui-ci est emporté par les glaces quelques années plus tard, en 1643.
Un nouveau pont en bois et à péage est alors édifié en 1656, emporté par une crue importante en 1711.

En 1758, le Consulat (institution détenant le pouvoir municipal à Lyon entre 1320 et 1790) demande aux anciens actionnaires du pont de le faire reconstruire, tout en maintenant le péage. En 1777, le pont est donc refait à neuf : il mesure sept mètres de largeur et environ 80 mètres de longueur.

Il est constitué de trois grandes travées en arc de cercle, portées par deux piles.

Vers les années 1830, le pont est en très mauvais état et désormais jugé mal positionné. Les investisseurs (représentés par la  veuve Girardon) envisagent alors de construire un pont à péage plus en aval, le pont de La Feuillée, et de remplacer le pont Saint-Vincent par une passerelle piétonne, moins large, dans un délai de 10 ans. Le 25 avril 1827, une ordonnance royale répondant à ce projet est signée. L’entreprise Tarpin se voit confier la construction simultanée des deux ouvrages.

Un an après le pont de la Feuillée, la passerelle Saint-Vincent est terminée et ouverte au public le 25 octobre 1832. Si elle propose un aspect similaire à l’actuelle passerelle, elle est encore, à cette époque, privée et donc à péage.

La crue de 1840 endommage le tablier (structure porteuse supportant la charge sur le pont et la transmettant aux éléments de suspension). Après une réparation nécessaire, la passerelle ne connaîtra plus de travaux majeurs jusqu’à aujourd’hui. Le péage est ensuite racheté par la Ville de Lyon en 1865.

La passerelle Saint-Vincent échappe à la destruction lors de la fuite des troupes allemandes en 1944, fuite qui laisse presque tous les ponts de la ville détruits. Elle aurait été sauvée « par chance » : l’explosion du proche pont de la Feuillée aurait en effet fait tomber les charges de dynamite destinées à la détruire.

Sources

Ruesdelyon
Wikipédia
Les ponts de Lyon
Art-et-histoire

 

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