Universités

L’Université de Lyon : historique

Du Palais de l’Université Hirsch aux trois universités

Depuis les quais de Saône, et plus précisément le Quai Docteur Gailleton, au niveau du pont de l’Université,  on peut apercevoir de l’autre côté du Rhône deux bâtiments imposants, dont un rappelant la forme d’un palais. En empruntant le pont et en se rapprochant du quai Claude Bernard, puis de ces constructions, pas de doute, nous sommes bien en face des bâtiments de l’Université Lyon 2 et de l’Université Lyon 3.

Assez discrets, se fondant dans le paysage lyonnais, ces bâtiments sont pourtant somptueux. Ils sont d’ailleurs bien plus visibles la nuit. Voici leur histoire…

Historique

Création des premières facultés

Si les principales villes françaises se dotent d’universités dès le 13e siècle, ce n’est pas le cas de Lyon. Avant tout ville marchande sous l’Ancien Régime, Lyon n’a pas un long passé universitaire. Ce retard est notamment lié à la crainte que l’enseignement détourne les jeunes gens du commerce et de l’industrie.

Cependant, Lyon construit depuis plusieurs siècles une tradition d’enseignement de qualité, notamment dans les domaines médicaux et pharmaceutiques, via la présence de l’Hôtel-Dieu.
La ville connaît tout de même quelques établissements de renom, comme le collège de la Trinité, aujourd’hui Collège-lycée Ampère.

La Révolution Française de 1789 donne suite à un remaniement du système éducatif et les premières facultés voient ainsi  progressivement le jour au 19e siècle :

  • 1835 :  naissance de la Faculté de sciences;
  • 1838 : création de la Faculté des lettres;
  • 1841 : création de l’École préparatoire de médecine et de pharmacie;
  • 1874 : l’école de médecine et de pharmacie devient une Faculté mixte de médecine et de pharmacie;
  • Le 29 octobre 1875 :  naissance de la Faculté de droit.

C’est ainsi que Lyon  est désormais pourvue de ses quatre Facultés (médecine, sciences, droit et lettres), gérées de façon isolée.

Création de l’université

Les Facultés n’ont alors pas véritablement de lien entre elles. Mais la loi Liard du 10 juillet 1896, concernant l’enseignement supérieur, profère juridiquement le statut d’université française aux groupes de Facultés. A Lyon, les quatre facultés se rejoignent donc pour créer l’université de Lyon.

En 1896, le site universitaire de la rive gauche du Rhône est achevé et le Palais de l’Université est inauguré par le Président de la République Félix Faure, le 1er mai 1896.

En 1905, l’Université de Lyon compte :

  • 65 professeurs titulaires;
  • 5 professeurs adjoints;
  • 32 agrégés en exercice.

Au début du 19e siècle, celle-ci totalise 2 551 étudiants, ce qui  en fait la première université de province.

Construction du Palais Hirsch

Les mauvaises conditions rencontrées  à l’école de médecine (alors située à l’Hôtel-Dieu), font envisager à la ville la construction de nouveaux bâtiments. Le 23 avril 1775, le Conseil Municipal vote l’acquisition des terrains vides du quai de la Vitriolerie (aujourd’hui Quai Claude Bernard), proche des hôpitaux  de l’Hôtel-Dieu, de la Charité et de l’Hôpital de Santé Militaire, pour y édifier la future Faculté.

Abraham Hirsch, alors architecte en chef de la Ville de Lyon, se voit confier la réalisation de ce gigantesque projet. Le 20 mars 1876, les plans définitifs sont validés par la municipalité.

Cette première construction (terminée dix ans plus tard), appelée le Palais de l’Université ou le Palais Hirsch, propose :

  • un grand amphithéâtre;
  • cinq autres amphithéâtres;
  • quatre quartiers pour les salles de cours;
  • une bibliothèques;
  • des laboratoires;
  • une cour d’honneur;
  • une salle de réception;
  • un jardin botanique;
  • des musées s’y installeront également.

Le Palais de l’Université est situé aux actuels 16 et 18 quai Claude Bernard. Suite à cette première construction, l’architecte édifie ensuite  l’École de Santé Militaire (inaugurée en 1894), ainsi que la Faculté de droit et lettres, achevée en 1896, année de l’inauguration officielle (5 décembre) de l’Université de Lyon.

Ces constructions accélèrent la mise en place d’un nouveau pont, afin de desservir les Facultés et de relier les deux rives du Rhône. Suite à de nombreuses propositions, ils sera finalement bâti à l’emplacement actuel du pont de l’Université et inauguré en 1904.

Mais, face à l’expansion du nombre d’étudiants, les bâtiments deviennent rapidement trop étroits :

  • l’Institut de Chimie, installé dans la Faculté de médecine, déménage dans de nouveaux locaux en 1900;
  • dans les années 1930, la Faculté de médecine et de pharmacie est transférée dans  au sein des locaux plus vastes du campuse Rockefeller (quartier de Grange Blanche).

La 2e Guerre Mondiale

Le 26 mai 1944, des bombardements alliés ont lieu afin de détruite le siège de la Gestapo, situé dans l’ancienne École du Service de santé militaire (locaux aujourd’hui occupés  par le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation, CHRD). Ces frappes ont détruit les principaux bâtiments se trouvant avenue Berthelot, comme par exemple l’Institut de Chimie. Une façade du Palais Hirsch (rue Chevreul), est également endommagée.

La scission de l’université

Suite aux évènements de mai 1968, la loi Edgar Faure (novembre de la même année) réforme administrativement et juridiquement l’enseignement supérieur et les universités : on accorde l’autonomie aux établissements, les facultés sont supprimées et les unités d’enseignement et de recherche (UER), aujourd’hui unités de formation et de recherche (UFR) sont créées.

  • Le 5 décembre 1969 un arrêté constitue l’université Lyon 2 qui regroupe le droit, les lettres et les sciences humaines.
  • En décembre 1970, un décret constitue  l’université Lyon 1, rassemblant les facultés de sciences, de médecine et de pharmacie.
  • Face aux difficultés de cohabitation, le ministère de l’Éducation nationale décide, par décret du 26 juillet 1973, d’une nouvelles scission. L’Université Lyon 3 est alors créée et devient indépendante de l’ Université Lyon 2.

Concernant les bâtiments du Quai Claude Bernard, ceux de l’ancienne Faculté de droit et lettres sont attribués à L’Université Lyon 3 Jean-Moulin, tandis que le Palais Hirsch à l’Université Lumière  Lyon 2.

Évolution du Palais de l’Université

Après la première évolution significative des bâtiments du Palais Hirsch (déménagement des facultés Facultés de médecine et de pharmacie ),  les bâtiments des quais accueillent les Sciences Humaines.

En 1959, le grand amphithéâtre est démoli afin de répondre  à un besoin d’espace. Il laisse alors place à l’actuel pavillon « François Trévoux » abritant l’amphithéâtre qui prendra le nom du doyen Roubier.

Les événements de Mai 1968 auront des conséquences importantes sur la structure de l’université lyonnaise (voir paragraphe scission de l’université)

De 1974 et 1977, suite à la création de l’Université Jean-Moulin Lyon 3, des aménagements sont réalisés. Les amphithéâtres Cauchy et Pothier (aile sud) sont notamment transformés afin d’accueillir  les nouvelles surfaces nécessaires.

Dans les années 1986-1988, l’espace libéré par  le transfert du musée des Moulages permet d’installer au 2e étage de l’édifice une bibliothèque, ainsi que des salles de cours et de travail. Dans les combles, de part et d’autre du dôme, on trouve alors deux zones dédiées à la recherche et directement sous le dôme, un espace de stockage de livres.

Enfin, dans les années 1990, des aménagements sont de nouveau effectués. La surface des corps nord et sud est ainsi augmentée, grâce à l’installation de planchers dans les deux ailes (en dédoublant les niveaux existants, dont ceux de deux amphithéâtres).

Dans la nuit du 12 juin 1999, un incendie endommage partiellement le Palais, et notamment sa bibliothèque.

Les travaux récents

L’aile Montesquieu

En 2007 et 2008, l’aile Montesquieu du bâtiment est requalifiée afin d’améliorer les normes de mise en sécurité et d’accessibilité du bâtiment. Des ascenseurs sont notamment installés afin de respecter les règles d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
Des planchers sont aussi rajoutés sur plusieurs niveaux de l’aile, créant ainsi une une surface de 500 m² destiné à des bureaux et à une bibliothèque.

L’aile Richelieu et le Pavillon Trévoux

Le démarche de mise en accessibilité et en sécurité des bâtiments continue. En 2009, des ascenseurs sont également installés, rendant accessibles le pavillon François Trévoux et l’aile Richelieu. Les travaux sont terminés fin 2010.


Architecture du Palais de l’Université

Imaginé puis construit par Abraham Hirsch, le Palais de l’Université, de sa forme en « U », s’étend sur une surface totale de 26 000 m².

Les travaux ont été retardés par la présence d’un ancien bras du Rhône, qui compliqua la mise en place des fondations des bâtiments. Un système de pilotis sera utilisé pour les bases du grand amphithéâtre. L’édifice sera ensuite réalisé en pierre dures provenant de plusieurs carrières. Les éléments décoratifs seront eux à base de pierres plus tendres. Enfin, la toiture sera réalisée à partir d’ardoise de de Labassère.

Après six ans de travaux, le Palais est inauguré en 1896. Les six amphithéâtres sont nommés en hommage à des professeurs et à des doyens de la faculté. Il est dénommé Palais des Facultés puis Palais de l’Université en référence à la conception architecturale de la façade, de style néoclassique.

La façade

Donnant sur le quai Claude Bernard, la façade occidentale de l’édifice  est composée :

  • d’un corps central;
  • de deux ailes latérales;
  • de deux pavillons d’angle.

L’attique (2e étage des ailes latérales), est un rajout au projet initial. Toutes les façades ont été réalisées en calcaire.

Le rez-de-chaussée se constitue d’une baie en plein cintre encadrée par deux pilastres à bossage rectangulaire. Des sculptures aux références mythologiques sont visibles. La surélévation du portail (fronton triangulaire) reflète le style néoclassique du bâtiment et repose sur deux colonnes aux chapiteaux corinthiens  ainsi que sur deux pilastres. Au-dessus des pilastres et colonnes figure le nom des institutions « Facultés de Droit et des Lettres » Le tout est surmonté d’un dôme à la coupole bombée et quadrangulaire en ardoise.

La Cour d’Honneur

La cour met en avant le prestige de la construction ainsi que les disciplines scientifiques. On peut en effet apercevoir différentes inscriptions sur le bâtiment central ou sur les ailes qui évoquent la Ville de Lyon telles :

  • « Avant ! Avant ! Lion le melhor »;
  • « Lyonnais toujours »;
  • « République Française » et « Liberté Égalité Fraternité » sont aussi visibles.

La devise sous le dôme centrale « Scienta et Labore » représente la science. Les disciplines telles la pharmacie, la médecine, la chimie et l’anatomie sont évoquées à travers des médaillons. Les étudiants se verront rassurés en apercevant des branches de laurier et des palmes.

Au centre de la cour, entourée de quelques arbres, on découvre la statue de Claude Bernard. Inaugurée en 1894, celle-ci représente le célèbre médecin et physiologiste en tenue de laboratoire.

L’Atrium

Les Facultés de droit et des lettres sont représentées par des peintures aux murs, sous forme d’allégories.  Un panneau central nommé « jurisprudence et lettres »; et des panneau latéraux sont ornés de  différentes peintures.  D’inspiration antique, ces peintures ont été réalisées à la gloire de personnages de la Grèce antique (Socrate, Pythagore et Périclès, notamment).

Le Grand amphithéâtre

Le grand amphithéâtre, d’une grande capacité d’accueil, accueille à la fois des cours magistraux mais aussi les grands événements de la vie de l’Université.
Situé en face de la cour d’honneur, sous le dôme central, cet amphithéâtre voit son cadre prestigieux décoré d’ornementations symboliques :

  • les palmes;
  • le laurier;
  • le flambeau;
  • les têtes de lion;
  • les armes de la Ville de Lyon.

Autour de l’hémicycle, l’espace est parsemé de fines colonnes ioniques élancées.
Aux environs de 1910, une fresque monumentale (15 mètres de long pour 7,20 mètres de large) est installée pour orner la tribune du corps professoral. Elle est l’œuvre du peintre Jean-Joseph Weerts.
Le grand amphithéâtre a connu différentes modifications, scénographiques mais aussi décoratives. Suite à l’incendie de 1999, les travaux engagés lui redonnent son aspect initial.

La bibliothèque

La date précise de l’installation de la bibliothèque n’est pas connue, mais il est très probable que celle-ci ait été installée sous le grand dôme à la fin des années 1880.
A la fin du 19e siècle, de nombreux ouvrages étaient déjà disponibles :

  • 19 000 volumes pour la Faculté de Médecine,
  • 8 000 pour celle des Sciences;
  • 32 000 sont issus de la Faculté des Lettres;
  • 13 000 proviennent de celle de Droit.

Au cours du 20e siècle,  de nombreux ouvrages rejoignent la bibliothèque et entraînent des modifications des premiers plans de Abraham Hirsch :

  • en plus de l’espace sous le dôme, les ailes délimitant la cour d’honneur seront progressivement dédiées au stockage de la bibliothèque;
  • le changement le plus important concernera la grande salle de lecture du 1er étage du dôme. En 1939, l’espace sous plafond est comblé par un demi-étage, ce qui augmente significativement l’espace opérationnel de la bibliothèque. Mais, dans le même temps, cela cache de nombreuses  peintures et décoration de la salle.

L’incendie de 1999 détruit 300 000 ouvrages, la bibliothèque en comptant alors 450 000. Les travaux de rénovation du bâtiment suppriment la bibliothèque au cœur du dôme; elle est transférée rue Chevreul et abrite depuis les volumes de l’Université Lyon 2.

Les musées

L’intégration de musées est pensée dès le départ de la construction du Palais de Hirsch: à cette époque (et pour le prestige de l’Université), l’enseignement est complété par un accès des professeurs et des étudiants à une importante collection d’études.
En 1877, un musée d’anatomie prend place au sein de la Faculté de médecine. Puis en 1913, un musée d’histoire de la Médecine le rejoint. Ils seront délocalisés dans les nouveaux bâtiments de la Faculté de médecine (quartier de Grange Blanche) en 1931.

La Faculté de Droit et Lettres a également été dotée de musées, dont le musée des Moulages, installé sous la rotonde en 1899. Il reçoit d’ailleurs le prix du meilleur musée de province lors de l’Exposition Universelle de Paris. Entre 1985 et 1986, il est transféré sur le site de l’ancienne école de santé militaire avenue Berthelot. Douze ans plus tard, un nouveau transfert l’amène rue Rachais.

Le plan lumière

Les bâtiments universitaires situés quais du Rhône sont parmi les premiers à être revisités par le plan Lumière de la Ville de Lyon, en 1991.  L’objectif était alors de jouer sur la symbolique de ces bâtiments, tout en misant sur la discrétion de l’installation.  La proximité des trois dômes (Université Lyon 2, Université Lyon 3 et Hôtel-Dieu) sera utilisée, ainsi que les reflets des édifices sur le Rhône, influant sur le choix des teintes lumineuses.

Si le projet se réalise par étage (rez-de-chaussée, 1er, étage attique et toiture), les teintes choisies seront chaudes et contrasteront avec les arbres et la statue de Claude Bernard, aux tonalités plus froides.

Ces installations lumineuses ont rendu l’Université lyonnaise considérablement plus présente dans la ville : la nuit, les bâtiments sont visibles depuis Fourvière et depuis la presqu’île.


Accès

En transports en communs, il existe plusieurs solutions pour se rendre sur le site universitaire du quai Claude Bernard :

  • Métro ligne D | Station Guillotière – Gabriel Péri;
  • Tramway T1 | Arrêt Rue de l’Université ou Quai Claude Bernard;
  • Bus ligne 35 | Arrêt Rue de l’Université.

Aujourd’hui

Alors que le paysage universitaire lyonnais s’est stabilisé, une nouvelle étape est franchie le 21 mars 2007. Les universités de Lyon et de Saint-Étienne se regroupent et forment le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) de Lyon, sous la forme d’un établissement public de coopération scientifique. C’est également cette année là qu’est ratifiée la réforme de l’Université, rendant autonomes les universités françaises.

Enfin, en application de la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche du 22 juillet 2013, l’université de Lyon devient une Communauté d’universités et d’établissements (ComUE), sous la forme d’un groupement confédéral au statut d’Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel

L’université Claude-Bernard Lyon 1

De nombreux sites se sont rapidement développés (comme Grange Blanche avec la Faculté de médecine et le Campus de la Doua à Villeurbanne). Cette université forme chaque année 40 000 étudiants dans les sciences et technologies, la santé et le sport et délivre plus de 8 000 diplômes.

Elle propose notamment 12 mentions de Licence, 39 mentions de Master, 6 filières d’Ingénieur (Polytech Lyon), 11 spécialités de DUT, 57 Licences Professionnelles et ainsi plus de 200 parcours de formation, du Bac +2 au doctorat. Elle comporte 68 laboratoires de recherche et compte 2700 enseignants-chercheurs et 1550 doctorants.

L’université Lumière Lyon 2

Deuxième université française en lettres sciences humaines et sociales, l’université Lumière Lyon 2 forme des étudiants dans de nombreux domaines : psychologie, sociologie, anthropologie, droit, archéologie, etc.

L’université Lumière Lyon 2 accueille actuellement sur deux campus (le site du Palais Hirsch, devenu trop exigu, s’est vu adjoindre le campus Porte des Alpes de Bron) près de 30 000 étudiants, de la Licence 1 au doctorat. Elle compte 13 entités de formation réparties dans 4 domaines : Arts, lettres, langues / Droit, économie, gestion / Sciences humaines et sociales / Sciences, technologie, santé. Elle abrite 34 laboratoires de recherche et compte 641 enseignants-chercheurs.

L’université Jean-Moulin Lyon 3

Troisième faculté française de droit et créatrice du premier IAE, l’université Jean-Moulin Lyon 3 possède plusieurs campus, dont celui sur les berges du Rhône (ancienne Faculté de droit et lettres) et celui de la Manufacture des Tabacs (depuis 1993).

L’université Jean-Moulin Lyon 3 accueille 27 000 étudiants chaque année et propose notamment trois DUT, 10 mentions de Licence, 18 mentions de Licence professionnelle, 55 mentions de Master et 36 Doctorats. Elle totalise sept écoles doctorales et 18 unités de recherche.


Sources

Université Claude Bernard Lyon 1
Université Lumière Lyon 2
Université Jean Moulin Lyon 3
Wikipédia

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